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Bougival

La N 13 suit la berge.

Bougival garde son caractère de petite ville de l’Ile de France. Grâce à son cadre boisé admirable, avec ses sites impressionnistes préservés, il est encore possible de l’imaginer telle que les peintres et les écrivains ont pu la voir et l’aimer.

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HISTOIREModifier

Le rû de Bougival, la Drionne, aujourd’hui canalisée, coulait dans le val de « Beudechisilo », à l’origine du nom de la ville, ce patronyme remonterait au début de l'époque mérovingienne.

A l’époque gallo-romaine, la Via Nova, qui reliait Paris à Rouen, passait à « La Chaussée ». Un hameau, connu jusqu’au XVIIIe siècle sous le nom « La Chaussée Charlevanne », se développa au point de jonction de cette route et de la Seine. On y édifia la plus importante léproserie du royaume, Sainte-Madeleine de Charlevanne, qui perdurera jusqu’en 1778. Sur les hauteurs, le hameau de Saint-Michel de la Houssaye fut très anciennement habité, puisqu’on y a retrouvé un grand nombre de silex taillés. De la Chaussée Charlevanne partaient le chemin du Hariel – les chevaux de hariaux étaient des chevaux de labour – menant à Louveciennes, et la plus ancienne de nos voies, la grande rue du Chef de Ville (actuellement rue du Maréchal Joffre), vers La Celle et Versailles.

Au Moyen-Age, de nombreuses pêcheries bordaient les rives de la Seine. L’une d’elles, dont la construction aurait été ordonnée, selon la tradition, par Charles Martel, serait à l’origine du second qualificatif, Charlevanne, ou «la vanne de Charles ». Charles-Martel dote les moines des abbayes du droit de pêche dans la Seine, au pied du coteau de Bougival.


St Michel de Bougival

La tradition veut qu'en 846, les Normands, qui avaient ravagé la Chaussée Charlevanne et La Celle, ne parvinrent pas à s'emparer de cette hauteur. Afin de remercier l'archange Saint Michel, qu'ils avaient invoqué à leur secours, les habitants lui élevèrent une chapelle, qui ne survécut pas à la Révolution puisque, le 3 Messidor 1796, elle fut détruite.


Les terres comprises entre Rueil, la Seine, Bougival et la Celle Saint-Cloud font partie du domaine royal, depuis le 7ème siècle au moins. Le roi Childebert en érige plusieurs fiefs dont il fait don aux deux abbayes de Saint-Germain des Prés et de Saint-Denis.

Il fait alors construire un barrage, une vanne et une chaussée d’accès dont on suit les traces jusqu’au 18ème siècle sous le nom de « Chaussée-Charlevanne », puis « La Chaussée ».

Au mois de mars 846 les Normands naviguant à bord d’une puissante flotte, débarquent sur les rives du fleuve. Ils dévastent tout sur leur passage. Les Normands victorieux établirent un campement dans la boucle de la Seine, entre Chatou, Bougival et St Germain, sur les terres qui depuis furent nommées mala mansion, d’où le nom de Malmaison.

Finalement Charles le Chauve parvient à traiter avec les Normands, pour obtenir leur départ il paye 7000 livres d’argent. Un ouvrage, vraiemblablement fortifié pour éviter le retour de telles incursions, est alors érigé.

En 1346 les Anglais mettent le feu au hameau de la chaussée et à la colline. Au cours de la Guerre franco-allemande de 1870 les domaines de la Jonchère et de la Malmaison sont les lieus de rudes combats entre français et prussiens.

Le marquis Joseph de Mesmes, déjà seigneur de la Chaussée depuis 1716, en devient le propriétaire en 1774.

En 1662 Louis XIV décide la construction des Châteaux deVersailles et plus tard de Marly. Pendant 20 ans, toutes les solutions sont étudiées et certaines réalisées pour alimenter les fontaines, bassins et canaux des parcs, mais les besoins sont très grands et aucune solution ne suffit à pourvoir à la demande énorme en eau sur ce plateau de Versailles situé à près de 150 mètres au-dessus du niveau de la Seine. Cependant, Colbert, vers 1675, remarque Arnold de Ville, gentilhomme liégeois, qui propose, aidé de son compatriote Rennequin Sualem, simple charpentier, de construire une machinerie capable de monter de l’eau à plus de 150 mètres, ceux-ci ayant déjà réalisé une installation pour une dénivellation de près de 50 mètres à Huy, près de Namur en Belgique. Ainsi, après 3 ans de travaux effectués par plus de 1800 hommes, sous la responsabilité de Louvois, la Machine dite de Marly est inaugurée par Louis XIV, le 16 juin 1684. Elle se compose de 14 roues de 12 mètres de diamètre entraînées par le courant de la Seine qui actionne plus de cent pompes débitant plus de 3200 m3 par jour.

Les Machines de Marly

Pour les habitants de Bougival, la pêche n’est plus possible, le port disparaît et les moulins de la Drionne sont arrêtés car tous les ruisseaux, sources et autres rus sont détournés vers les réservoirs alimentant Versailles. De plus, le bruit de ce gigantesque assemblage de poutrelles de bois s’étend jusqu’à Fourqueux, distante de plus de dix kilomètres. Louis XIV meurt en 1715 et progressivement la Machine périclite pour être arrêtée en 1817. Pendant quelques années, différents essais sont tentés pour alimenter cette fois la ville de Versailles qui s’est énormément développée. En 1827, deux ingénieurs, Cécile et Martin, installent un ensemble de pompes actionnées par des machines à vapeur, mais la consommation de dix tonnes de charbon par jour !!! pour 1200 m3 d’eau par jour coûte très cher et la Machine s’arrêtera à nouveau en 1852. En 1859, l’ingénieur Dufrayer reprend le système hydraulique, plus économique, et avec l’aide financière personnelle de Napoléon III, reconstruit une machine de six roues de douze mètres de diamètre pour 21000m3 par jour. Souvent peinte par Sisley entre 1873 et 1876, elle sera détruite en 1968. Aujourd’hui, seuls quelques bâtiments subsistent.

Le XIXeme siècle

Le XIXe siècle voit arriver l’ère industrielle et se poursuivre l’exploitation du sous-sol, commencée au XVIIe siècle : carrières de pierre à bâtir et de craie, fabriques de « blanc minéral », fours à chaux, tuileries et briqueteries. Les blanchisseries et les carderies de coton font entrer les femmes dans le monde du travail.

En 1837 est créée la première ligne de chemin de fer entre Paris et Le Pecq avec arrêt à Rueil-Malmaison. Les voitures à chevaux, puis l’omnibus à chevaux sur rail (1854) et le train à vapeur (1874) amèneront les Parisiens sur les rives de la Seine, à la campagne.

Il faut attendre 1838 pour que la construction d’une première écluse permette la navigation sur l’autre bras de la Seine, jusque là inutilisable. Le fleuve devient très vite la grande voie de communication entre Paris et la Manche. Le trafic des péniches et des bateaux à vapeur, les services réguliers de passagers, deviennent si intenses que deux nouvelles écluses sont construites en 1883.

En 1870, Bougival n’échappe pas à la guerre et beaucoup de ses habitants fuient leur village.

L’âge d’or de Bougival

C’est la « Belle Epoque », avec ses promenades, ses canotiers, ses uinguettes, ses restaurants et ses hôtels. Le Bal des Canotiers à Bougival et le Bal de la Grenouillère à Croissy se font concurrence et les Parisiens s’y bousculent. On canote partout, des régates et des joutes sont organisées chaque année, les Casinos de Rueil-Malmaison et de Bougival ont un succès éphémère dans les années 1880. Attirés par ce cadre enchanteur d’eau, d’îles, de coteaux et par son accès facile, les peintres arrivent sur nos bords de Seine. C’est Turner qui, le premier, est séduit. Corot et Français le suivront. Renoir, Monet, Pissaro, Sisley, Berthe Morisot feront vibrer la lumière, l’eau, le ciel, la nature et les visages. Les historiens d’art situent ici le « berceau de l’Impressionnisme ». Vlaminck et le « Fauvisme » prendront leur suite, et la tradition de la peinture restera désormais attachée à la ville. De nombreux hommes de lettres, compositeurs, savants et célébrités de l’époque avaient su reconnaître le charme et la douceur de vivre à Bougival. Certains y trouvèrent leur inspiration, comme Georges Bizet, qui y composa « Carmen », Ivan Tourgueniev, qui y vécut auprès de son égérie, Pauline Viardot. Alexandre Dumas fils y séjourna avec Marie Duplessis, qui lui inspira « La Dame aux Camélias ».

A VOIRModifier

Office de Tourisme de Bougival 1 rue du Général Leclerc - entrée quai Clémenceau 78380 Bougival

http://www.tourisme-bougival.com Tel : 01 39 69 21 23 email : office-tourisme@ville-bougival.fr


La Machine de Marly En aval se trouvent les restes de la fameuse machine de Marly (17e et 18e siècle), qui montait l'eau de la Seine pour les domaines royaux de Marly et de Versailles.

http://www.tourisme-bougival.com/La-Machine-de-Marly


PARC DE LA JONCHERE rue de la Croix-aux-Vents, 78380 BOUGIVAL Sur le plateau à l'est se déploie le parc de la Jonchère, qui abrite un musée de l'Air et de l'Espace et la Colline des Impressionnistes. http://www.domaine-du-parc-jonchere.abcsalles.com/prive/fr/fiche.php?n=1955

Parc du château de Bougival (18e et 19e siècle) Maisons-musées d'Ivan Tourguéniev, de Georges Bizet, de Mistinguett, de la cantatrice Pauline Viardot.


MUSEE IVAN-TOURGUENIEV 16 rue Tourguéniev, 78380 BOUGIVAL

http://www.tourisme-bougival.com/Association-des-amis-d-Ivan

MAISON DE GEORGES BIZET 5 rue Yvan-Tourgueneff, 78380 BOUGIVAL

LE GRENIER DE BOUGIVAL 7 rue du Général Leclerc, 78380 BOUGIVAL

COLONNE DES FRERES MONTGOLFIER Résidence la Montgolfière 59-68 quai Boissy d'Anglas, 78380 BOUGIVAL

Ce monument, en forme de colonne, fut érigé en 1818 par l’écrivain et homme politique Boissy d’Anglas, en l’honneur de ses amis, les frères Montgolfier. Il est le dernier vestige d’une magnifique propriété de 27 hectares baptisée « Le Val d’Anglas », que possédait l’ancien député d’Annonay aux Etats Généraux, devenu comte d’Empire avant d’être fait Pair de France par Louis XVIII et d’entrer à l’Académie Française.

Maison de Mistinguett 3, quai Rennequin Sualem - résidence privée Située au pied du Coteau, en bordure de la Seine, cette maison de style directoire à fronton sur les quatre côtés, ornée de baies cintrées au rez–de-chaussée et des bustes sur la façade, fut construite au début du XIXème siècle. L’élégante sobriété de son style, son installation au milieu d’un parc, jadis à l’anglaise, incarnent parfaitement les caractères des résidences bougivalaises influencées, sans aucun doute, par la Malmaison toute proche.

Jeanne Bourgeois (1875-1956) appelée Mistinguett, meneuse de revue au Moulin Rouge et au Casino de Paris et chanteuse du début du XXème siècle, décéda le 5 janvier 1956, dans cette maison qui appartenait à son frère.


L’ancien Coq Hardy 15 bis quai Rennequin Le Coq Hardy a été très longtemps, depuis environ 1880, un restaurant fort réputé pour sa table et ses longues galeries de caves creusées dans le coteau. De nombreuses célébrités y sont venues, attirées à la fois par la gastronomie et les nombreuses terrasses et jardins fleuris. Reprise depuis par « Chez Clément », la façade conserve encore l’emblème du Coq Hardy : un coq. http://www.tourisme-bougival.com/L-ancien-Coq-Hardy

Maison de Georges Régnault voir G. Regnault 11 rue Yvan Tourgueniev Georges Régnault , peintre, vécut à Bougival de 1941 à 1979 dans cette maison, 11 rue Ivan Tourgueniev, ayant appartenu à Louise Abéma, portraitiste de Sarah Bernhardt et peintre de renom en 1890.

A SAVOIRModifier

Berthe Morisot a vécu et travaillé à Bougival, 4 rue de la Princesse où elle a loué une maison et s’y est installée chaque été entre 1881 et 1884. L’année 1882, elle y reste une grande partie de l’année, avec son mari Eugène Manet et sa fille Julie. La maison possède un très grand jardin plein de fleurs. Elle peint là une quarantaine de toiles.

Depuis Carrières sur Seine, en passant par Chatou, Croissy, Bougival, Louveciennes, Marly le Roi et le Port Marly, des reproductions de tableaux sur plaques émaillées sont placées aux endroits précis où les peintres impressionnistes les ont conçues. Ainsi a été créé en 1994 ce que l’on appelle aujourd’hui « le Chemin des Impressionnistes ». http://www.tourisme-bougival.com/Les-Iles-et-le-quai-Rennequin

Les peintres impressionnistes

BIBLIOGRAPHIEModifier

« Histoire de Bougival » par Adrien Maquet

« Bougival et les rives de la Seine » par Madeleine et Emile Houth

« La Seine au temps des canotiers » par Benoît Noël et Jean Hournon

« La Machine de Marly » par Jacques LAŸ

« Bougival en images » de Daniel Robat, Marie-José Rosset et Françoise Bessard du Parc


NEWS de la N13Modifier

BOUGIVAL office du Tourisme

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