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Grenoble

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HISTOIREModifier

A la confluence du Drac et de l’Isère, apparaît au Ier siècle avant J.-C. Un village sous le nom gaulois de Cularo près d'un site de gué.

Les romains menés pas Lucius Munatius Plancus, conquirent la bourgade en 43 avant JC. (Selon la légende ils construisirent un pont sur l’Isère en un seul jour) à l'emplacement de l'actuelle passerelle Saint-Laurent. La bourgade se trouve au croisement des voies vers la Suisse, l’Italie et la Provence. Elle prend peu à peu de l’importance. C'est un centre de perception d'une taxe routière (le quarantième des Gaules) au IIe et IIIe siècles après JC.

L’enceinte fortifiée est construite entre 283 et 293, ovale, elle protège un espace de 9 ha, réduisant la surface de la ville primitive. Cette réalisation oriente encore aujourd’hui le tracé des rues du centre-ville. Actuellement des pastilles métalliques sont disposées sur le tracé de cette enceinte avec l'inscription Cularo IIIe siècle.

En 379, L´empereur Gratien transforme le vicus de Cularo en cité qu´il baptise Gratianopolis.

Son nom se transformera par la suite en Graignovol puis Grenoble après que l'on y eut associé le mot noble en référence au roi de France, propriétaire du Dauphiné.

C'était une étape obligée de la route de Lyon et de Vienne au Mont-Genèvre par l'Oisans et Briançon, au carrefour du Drac qu'empruntait en outre l'itinéraire permettant de passer en moyenne Durance: c'était là qu'on franchissait l'Isère, par ailleurs navigable.

Au IVe siècle, la cité devient évêché, avec la construction à l’intérieur de l’enceinte d’un groupe épiscopal, c’est-à-dire de plusieurs églises. La ville ancienne a été conservée dans un remarquable état d’homogénéité, où restent inscrites les traces de ses accroissements successifs. L’habitat se concentre à l’origine sur la rive gauche de l’Isère, utilisant une petite éminence à l’abri des crues, tandis que sur la rive droite s’établissent les nécropoles.

La ville est rattachée au royaume de France en mars 1349.

A l’aube de la Renaissance, Grenoble étouffe derrière ses murailles datant du Bas-Empire. En 1453, le dauphin Louis II, futur roi Louis XI, institue à Grenoble le troisième parlement de France. La ville se trouve dès lors confirmée dans sa vocation de capitale régionale. L’ancien palais du parlement, est un véritable joyau. La statue du chevalier Bayard trône au centre de la place Saint-André de Grenoble.

Après la période troublée des guerres de Religion, un homme, Lesdiguières, apporte à la ville sa physionomie moderne. Après s’en être emparé en 1590, il la ceint d’un nouveau rempart, terminé à la fin du XVIe siècle.

La ville fut rebaptisée Grelibre à la révolution et ne reprendra son nom actuel que sous Napoléon.

Jusqu’au milieu du XIXe siècle, la seule voie possible pour relier Grenoble à Vienne ou Lyon passe sur les flancs du mont Rachais. C’est cette route obligée qu’emprunte Lesdiguières avec ses armées pour prendre la ville en 1590.

La ville, connaîtra un développement spectaculaire aux XIXe et XXe siècles. Grenoble aura, là, à sa tête, des maires décidés et volontaires, comme Honoré-Hugues Berriat, maire de 1835 à 1842 qui fait complètement repaver les rues en pierre équarrie en remplacement des galets ronds du Drac. Mais la ville elle-même n'est pas attirante; voilà ce qu'en dit Joanne, dans son Guide du voyageur en Dauphiné au XIXe: "Autant la nature est admirable, autant la ville déplaît aux étrangers... la vue et l'odorat y ont trop à souffrir. Il faut être habitué dès l'enfance à de si dégoûtants spectacles, à de si puantes odeurs. (...) Les maisons sont beaucoup plus malpropres que les rues"...

Les imposants ouvrages actuels sont construits de 1820 à 1850. Ils sont contemporains du dernier agrandissement de l’enceinte de Grenoble. A la fin du XIXe siècle, Grenoble se revêt d'un décor de béton d'art, des bâtiments hausmanniens du centre-ville à la tour Perret. Cet engouement est lié aux origines grenobloises de Vicat, l'inventeur du ciment artificiel.

Les remparts sont détruits (à l'exception de tronçons toujours visibles du coté du Forum et du Musée de Grenoble) et les grands boulevards sont aménagés. "Messieurs, la ville étouffe", clame donc Edouard Rey, un autre de ces maires visionnaires face à son conseil municipal... En mai 1881, Rey propose un vaste plan de développement étalé sur quatre ans qui profite du déclassement des terrains militaires jouxtant la cité. La superficie de Grenoble quadruple; on trace seize nouvelles rues et une nouvelle place de 120 m de côté, l'actuelle place Victor-Hugo. Plus tard, en 1921, le déclassement de Grenoble en tant que place-forte militaire autorise d'autres développements, profitant de la disparition de l'enceinte fortifiée. C'est ainsi qu'eut lieu, en 1925, sur ces terrains, une célèbre exposition vantant les bienfaits de l'énergie hydraulique (la houille blanche) pour produire de l'électricité.

C'est à Grenoble que naît en 1889 le tout premier syndicat d'initiative de France.

Le cours Saint-André mène à Pont-de-Claix. En 1927, peut-on lire dans l'ouvrage Les routes de France du XXe siècle (1900-1951), deux kilomètres de ce long boulevard furent réalisés en chaussée bétonnée.

Plus tard encore, Grenoble sera nommée Compagnon de la Résistance (fait rare pour une ville toute entière!) pour son rôle dans la lutte contre l'occupant nazi, puis, en 1968, la cité recevra les Jeux olympiques d'hiver qui amplifieront encore le développement urbain. Aujourd'hui, en 2011, la métropole iséroise est un grand centre universitaire, de recherche et d'industries, ce qui engendre bien souvent de chaotiques conditions de circulation...

A SAVOIRModifier

Ganterie

Vers 1606 et grâce à l'appui de Lesdiguières, la ganterie de Grenoble, prend son véritable essor. A la révolution, 1/3 des habitants de la ville travaillent de près ou de loin pour la ganterie.

Le quartier Saint-Laurent

C'est l’un des plus anciens quartiers de Grenoble. Une promenade au cœur de ce petit village dans la ville est indispensable. Accrochée à la Bastille, la montée Chalemont correspond à l’ancienne voie romaine entre Grenoble et Lyon. Autrefois entourée de maisons puis réhabilitée en 1967, elle consiste aujourd’hui en un escalier de 200 marches environ qui permet d’accéder à l’ancien couvent de la Visitation de la Ste-Marie-d’en-haut où se tient le musée Dauphinois.

La statue équestre de Napoléon

Une statue équestre de Napoléon par Frémiet avait été inaugurée sur la principale place de Grenoble en 1868 ; déboulonnée en 1870, elle gisait depuis en pièces détachées dans un dépôt. Elle est restaurée grâce à une souscription publique organisée en 1927 par le syndicat d’initiative de Grenoble, transférée et inaugurée une seconde fois le 31 août 1930 à Laffrey sur la « prairie de la rencontre ».

Les Jeux Olympiques d'hiver

Grenoble est sélectionnée en 1964 pour organiser les Jeux Olympiques d'hiver de 1968. Cet évènement majeur modifiera considérablement l'aspect de la ville : les autoroutes (A48, A41, A49, A51 et A480) arrivent à Grenoble et la Rocade sud est construite.

La Houille Blanche

Expo grenoble 1925

Vue de l'exposition de grenoble en1925
© Route Nostalgie

Expo grenoble 1925 affiche
La découverte de la Houille Blanche par Aristide Bergès à la fin du XIXéme siècle, apporte la lumière aux rues de Grenoble et l'énergie à l'industrie. Sous le mandat du maire Paul Mistral, natif de La Morte, la ville de Grenoble accueille en 1925 l'Exposition universelle de la houille blanche (énergie hydraulique par conduites forcées) et du tourisme, pour mettre en valeur les atouts de sa région.


Inondations

Dans la nuit du 14 au 15 septembre 1219, Grenoble est ravagée par une crue sans précédent. En 1191, le lit de la Romanche est barré par un éboulement qui crée un barrage naturel au niveau des gorges de l'Infernet à Livet-et-Gavet. Un lac, appelé Saint-Laurent, se forme alors sur des kilomètres en amont dans la plaine du Bourg d'Oisans jusqu'à atteindre pratiquement le village, rebaptisé « Saint-Laurent-du-Lac ». Le 14 septembre 1219, un violent orage apporte un surplus d'eau qui cause la rupture du barrage à 22 heures et la vidange du lac. Une vague descend la Romanche puis le Drac et se jette dans l'Isère. Grenoble est plutôt épargnée par cette première crue car la ville ne s'étend pas jusqu'au Drac. Mais la hausse du niveau des cours d'eau provoque un reflux de l'Isère qui coule à contre-sens pendant quelques heures et forme un lac dans le Grésivaudan à la hauteur de Meylan. Lorsque la décrue du Drac survient, c'est le lac de l'Isère qui se vide à son tour. Le niveau de l'eau monte alors dans la ville et les habitants sortent dans les rues pour fuir. La nuit étant tombée, les portes de la ville sont fermées et les habitants se retrouvent pris au piège sur les quais et sont emportés par les flots. Des milliers de personnes périrent. Le bilan catastrophique est en partie expliqué par la tenue d'une foire marchande à cette période à Grenoble. Grenoble mettra des années à s'en remettre car beaucoup d'habitants sont morts et le pont a été emporté.

A VOIRModifier

Le musée Dauphinois Musée régional de l'homme et de la société, lieu de mémoire et d'histoire des Alpes dauphinoises, Conservation du patrimoine de l'Isère, siège du Centre alpin et rhodanien d'ethnologie et de la revue l'Alpe, monument historique, le Musée dauphinois est multiple.

http://www.musee-dauphinois.fr/

Musée dauphinois 30 rue Maurice Gignoux 38031 Grenoble cedex 1

Tél : 04 57 58 89 01


Musée archéologique Grenoble Saint-Laurent

Place Saint-Laurent

Tél: 04 76 44 78 68

http://www.musee-archeologique-grenoble.fr

Site patrimonial majeur en Europe, le Musée archéologique Grenoble Saint-Laurent (MAG), au coeur de l’un des plus anciens quartiers de la ville, ouvre à nouveau ses portes au public. Enfin ! diront tous les amateurs d’archéologie et nombre d’Isérois.

Fermé en août 2003 pour des raisons de sécurité, le site a depuis fait l’objet de fouilles préventives, de travaux de rénovation et de mise en conformité. Des premiers mausolées de la nécropole du IVe siècle à l’église du XIXe siècle, Saint-Laurent dévoile aujourd’hui un fascinant mille-feuille architectural, reflet d’une adaptation constante à l’évolution des mentalités, des pratiques païennes aux croyances chrétiennes.

A FAIREModifier

Une promenade dans la vieille ville s'impose... On y admire d'antiques demeures pleines de cachet au fil des rues (place Saint-André, place Grenette, rue Jean-Jacques-Rousseau, rue Cenoise, place Notre-Dame...), mais aussi la maison de Stendhal sur la Grand-Rue, l'église collégiale Saint-André, le musée de l'Ancien Evéché et le musée de Grenoble, d'une grande richesse. Dans les quartiers du XIXe siècle, le musée de la Résistance et de la Déportation... On ne quitte pas Grenoble sans avoir grimpé au fort de la Bastille et s'être promené dans le parc Paul-Mistral.


LITTERATUREModifier

Naissance d'Henry Beyle, plus connu sous le nom de Stendhal en 1783, rue des Vieux Jésuites (aujourd'hui rue Jean-Jacques Rousseau) à Grenobke. Cette ville est entourée de montagnes très proches ce qui faisait dire à Stendhal « Au bout de chaque rue, une montagne… ».

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