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Les records à Arpajon, se déroulaient sur la route nationale 20, dans le sens d'Etampe vers Arpajon, la ligne d'arrivée se situait près de cette ville, ou la foule se massait. La partie des records est située dans la longue ligne droite, entre le Bas de Torfou et La voie creuse (commune d'Avrainville) juste avant l'entrée d'Arpajon au sud, par la suite les records se sont fait en allé et retour, à la moyenne des deux.

Sur place on se rend compte qu'au sud, juste avant le carrefour du bas de Torfou, il y a une grande descente, qui offrait sûrement un avantage, lors des records lancés, pour atteindre de grandes vitesses. En suite un court faut plat remontant à la sortie du Bas de Torfou, et enfin la grande ligne droite bien plane, d'environ 5 km. La fin de cette ligne droite, a depuis été coupée par l'échangeur de la voie rapide de contournement d'Arpajon. Sur les photos d'époque, on voit que la section utilisée était bordée d'arbres, actuellement, il n'y a plus aucun arbre, sauf au niveau de l'entrée d'Arpajon.

PLANModifier

11-24 color

Extrait d'une carte Michelin de 1924

Plan intéractif de l'itinéraire (cliquez sur les icons ou utilisez le zoom) :
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Table des icons

HISTOIREModifier

Marc douezy morel à Arpajon 28 8 1928

Records auto à Arpajon
© Route Nostalgie

Police Numériser0006 P PANETIER 4

Records moto à Arpajon
© Route Nostalgie

Les records sur la ligne droite d’Arpajon

Les tentatives de records en France au début du siècle avaient lieu principalement sur quatre sites :

- à Achères près de la forêt de St Germain ; - à Dourdan-St Arnoult ; - à St Arnoult-Ablis ; et à Arpajon sur la RN20 dans la longue ligne droite, entre la sortie sud et le Bas de Torfou.

Voici quelques un des records réalisées à Arpajon : (juste à côté de l'autodrome de Linas Montlhéry)

Il semble qu'à Arpajon régulièrement chaque années étaient organisées des « journées des records » entre 1923 et 1930, parfois 2 par an.

En 1923 à ces journées, une Amilcar type CGS réussi le kilomètre lancé en 24 secondes et 43 centièmes, à plus de 147 km/h de moyenne.

Le 6 juillet 1924 René Thomas sur une Delage La Torpille ME réussi 230.47 Km/h

Le 12 juillet 1924 Ernest A. D. Eldridge sur une FIAT Special Mephistopeles II ME réussi 234.98 Km/h. Cette FIAT Mefistofele, était équipée d’un moteur d’aviation Fiat, elle est visible au musée Fiat de Turin.

En 1925 l’Amilcar type C6 pulvérise trois records mondiaux en catégorie 1.100 cm3 dont le kilomètre lancé à 197 km/h.

En 1926 une moto, Temple fonce à 195 à l'heure pendant la journée des records à Arpajon.

En 1928 A Montlhéry, comme à Arpajon, Morel roule à plus de 200 Km/h

En 1928, Le coureur anglais Baldwin bat à Arpajon sur une motocyclette Zenith, à moteur JAP 1000, la limite de 200 km/h dans un record mondial absolue de vitesse horaire de 201 kilomètres à l'heure.

En 1930, Panhard continue d’accumuler les trophées. Ainsi dans la « journée des records » à Arpajon, Michel Doré réalise un kilomètre lancé à 222,843 km/h avec une 35 CV à carrosserie en acajou riveté. Ce sera la plus grande vitesse enregistrée par la 35 CV.

En 1930 Mle Gwenda Stewart y a établi un record à 117 mp/h sur une Morgan à 3 roues.

PHOTOSModifier

N20 Arpajon 0308 2

La ligne droite actuelle en direction d'Arpajon
© Route Nostalgie

N20 Arpajon 0308 4

En direction de Torfou
© Route Nostalgie

N20 Arpajon 0308 6

Sortie d'Etampes vue sur l'Echangeur qui coupe le début de l'ancienne ligne droite des records
© Route Nostalgie

Marly 2

Article d'époque sur les records le tank Bugatti
© Route Nostalgie/P. Marly

LISTE des RECORDSModifier

Liste des records auto et moto, réalisés sur la ligne droite d'Arpajon (route Nationale 20)

http://memoireenroute.free.fr/pdf/liste_records_t2.xml

TECHNIQUEModifier

D'après le témoignage de M. Pierre Marly qui avait assisté aux premières épreuves en 1923, c'est la qualité du revêtement en Monolastic, qui permettait ces grandes performances.

Cette portion de la route bénéficiait d'une qualité de roulement exceptionnelle pour l'époque. En effet ce n'est qu'à partir de 1920, que l'utilisation des bitumes et asphaltes, se répand, et celui qui semble t'il a été utilisé pour cette route fait partie des nouvelles techniques importées des Etats Unis, qui sont à la mode à cette époque. Vers 1922-1923, de nouvelles formules de béton bitumineux – Monolastic, Colprovia, Trinidad, Sacoroute, etc… viennent concurrencer le fameux revêtement Bithulite qui était un des premiers utilisé en France jusque là. (J.-F. BIRON, "L'évolution de la mise en œuvre sur les chantiers routiers depuis cinquante ans", RGRA, n° 520, mai 1976, p. 149-152).

Le Monolastic est un mortier bitumineux. Les bétons bitumineux sont des revêtements de qualité supérieure pouvant, suivant leur degré de finesse, résister aux circulations mêmes très intenses.

Les bétons (ou mortiers) bitumineux (ancêtre des enrobés actuels) sont un mélange de gravillon, sable, filler et bitume de pétrole (à l'époque provenant du Mexique et Trinidad notamment). Un filler (ou fines) est une poudre minérale dont les grains sont inférieurs à 80 microns. La présence de filler augmente la compacité d'un granulat, d'un enrobé ou d'un béton. (Arnaud Berthonnet). La composition du Monolastic varie quelque peu avec la déclivité des voies.

Les premiers essais de ce revêtement avaient eu lieu dès 1912 à Boulogne avenue de Longchamp (Revue du Touring Club de Fance de Janvier 1922 page 9-10). Le 15 janvier de 1913, l'entreprise Routes et Pavages est fondée à Paris. Cette société anonyme au capital considérable pour l'époque de 6 millions de francs développe le procédé de revêtement de routes "Monolastic", qui connaîtra un grand succès dans l'entre-deux-guerres. Dans les années 1920 et 1930, ce sont les seuls revêtements de haute qualité qui conviennent au matelassage des chaussées en béton de ciment et des pavages fatigués. Leur coût est très élevé, en 1921, on comptait en France 120 km de routes en « Monolastic » et il revenait à environ 200000 fr le kilomètre. La même année, GTM prend une participation dans la société Routes et Pavages. Le succès de l'opération pousse les GTM en septembre 1923 à soumissionner pour la construction d'un circuit automobile pour le compte de la société de l'Autodrome de Miramas. Un an plus tard, ils engagent les travaux et acquiert un certain nombre d'actions de l'Autodrome. On ne sait pas si le Monolastic a été utilisé sur l'autodrome de Miramas. Par la suite GTM remplace le Monolastic par le procédé Spramex.

Ce type de surface était idéal pour les tentatives de records, beaucoup plus lisse et régulière, que celle des anciennes routes et sans poussière. Cette partie de la Route Nationale 20, a du être réalisées en 1922 ou au début de 1923.

Par comparaison, le reste de la Route Nationale 20 en direction de Paris est pavé, à ce moment là et encore pour de nombreuses années en pavés.

BibliographieModifier

Journal Match-L'intran du 28/08/1928 reportage de Georges Fraichard
MIROIR DES SPORTS No 334 du 08.09.1926
MIROIR DES SPORTS No 447 du 04.09.1928 - René Thomas le 6 juillet 1924, avec la Delage 12 cylindres, sur la ligne droite d'Arpajon.

Livre :

Records de Vitesse Auto, un siècle de défis aux édition ETAI

Web :

http://gazoline.net/article.pcgi?id_article=34

http://fr.wikipedia.org/wiki/Record_de_vitesse_terrestre

www.morgan-motor.co.uk/about_morgan/1930.html

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