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Les débuts en automobile

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1870 –1900, de nouveaux modes de déplacement

Les inventeurs profitent des évolutions techniques de cette fin de siècle pour rivaliser d’idée et ce bouillonnement intellectuel donne naissance à de très nombreuses nouveautés dans le domaine du transport individuel.

Richard Lesclide dit le « Grand Jacques », directeur du Petit Journal et secrétaire de Victor Hugo organise le 7 novembre 1869, la première course vélocipédique sur route entre PARIS et ROUEN, sur 123 kilomètres, 120 vélocipèdes participent, à cette course. Deux dames ont lutté courageusement jusqu’à Vernon. Forcées de quitter la course, elles sont venues jusqu’à Rouen par le chemin de fer, ainsi que plusieurs autres amateurs qui avaient dû renoncer à continuer la lutte. (Ces vélocipèdes n’avaient pas encore de chaîne). Le premier à l’arrivée est un Anglais de 20 ans, James Moore, à 18h10 en dix heures quarante minutes avec une moyenne horaire de 12 km/h. son vélocipède est un prototype équipé de nouvelles inventions telles que : des boudins en caoutchouc plein et des moyeux équipés de roulements à billes (nouvellement inventés). La première femme une anglaise Miss America arrivera à 6h20 du matin (mais le lendemain du premier) elle s’est arrêter 5h30 à Pont de l’Arche pour dormir, 34 coureurs ont fi ni la course, les 4 premiers ont entre 17 et 20 ans. L’un des lauréats, M. Bobillier, est parti de Voiron (Isère), le 11 octobre à 5h30 du matin et il est arrivé à Paris le 17 à midi après avoir parcouru 600 kilomètres.

En octobre 1875 Amédée Bollée avec l’Obéissante véhicule à vapeur réalise l’aller-retour Le Mans-Paris récoltant au passage, 75 procès-verbaux ! (son système de direction avait été breveté en 1873). En 1883 sur une petite route à proximité de Rouen entre Fontaine-le-bourg et Cailly, a lieu le premier essai d’un véhicule à moteur à explosion à gaz, par Edouard Delamare-Debouteville et sontemployé M. Malandin. Ils essayèrent « un tricycle, puis un break à 4 roues, propulsé par un moteur à explosion carburant par léchage et allumant électriquement ».


Les premières automobiles

Trouville1899.jpg

Collection R&B

En 1894, André Citroën enfant, passe des vacances en famille à Trouville. Cette année la a lieu Paris-Rouen la première grande course automobile. Elle marque, le début des longs trajets en automobiles. 102 concurrents tentent d’y participer, pour les départager et éviter les véhicules farfelus, une épreuve de sélection de 50 km est instituée, il ne restera que 21 concurrents sur la ligne de départ, 7 à vapeur et 13 à pétrole. Des marques comme De Dion Bouton, Serpollet, Peugeot, Panhard et Levassor,… des personnalités, comme Gordon Bennett, le marquis de Chasseloup-Laubat, le comte de la Tour du Pin-Verclause et le comte de Dion étaient présentes. La victoire au temps revint à une de Dion Bouton à vapeur, devant toutes les autres voitures à pétroles, Mais le règlement étant basé sur plusieurs critères différents, c’est finalement une Peugeot qui sera déclarée gagnante. On commence à ce rendre compte des avantages des moteurs à pétrole, qui sont plus fiables et plus simple à utiliser pour les longues distances.

Le 14 août 1897 à lieu une course Paris-Trouville sur 174Km, le départ en fait est à St Germain en Laye, c’est Jamin sur un tricycle Leon Bollée qui l’emporte en moins de 3 heures 52 minutes, une de Dion Bouton est troisième. Léon Bollée (frère d’Amédée Bollée fi ls) est un des fils d’Amédée Bollée qui c’était illustré dans la construction de véhicules à Vapeur. La course est suivie deux jours après le 16 août, sur la plage de Deauville, et sous la pluie, d’un défilé fleuri de tous les véhicules présents. le quotidien « Le Journal », est sponsor de la course, avec l’A.C.F. 5000 francs, sont remis comme premier prix pour la course.

Le 2 août 1899 Louis et Marcel Renault remportent la 1ère et la 2ème place dans une autre édition de la course Paris-Trouville. Nouvelle course à Trouville, les 25 et 26 août 1899, c’est le « Grand Handicap Omnium », une course originale aux départs soigneusement échelonnés, mettant en concurrence coureurs à pied, chevaux, bicyclettes, voiturettes, motocycles et automobiles. Elle est remportée par une voiture attelée, la première automobile, une Mors pilotée par A. Debray, n’arrivant à Trouville qu’en quatrième position. 10 000 francs sont offerts au premier, avec une prime de 4 450 francs rajoutée par Michelin et Compagnie pour le premier arrivant muni de ses pneus. Curieusement cette même année une autre course Paris-Trouville semble avoir eu lieu aussi le 27 août 1899, remportée par Antony, qui s’impose sur une Mors.

Les courses comme Paris-Rouen ou Paris-Trouville ont ouvert la voie au moteur à explosion, marginalisant les propulsions électrique et à vapeur qui n’arrivent plus à lrivaliser.

Renault1905.jpg

Collection R&B

Quelques conseils aux chauffeurs publiés dans le guide du Touring Club de France en 1897 :

- Regarder toujours devant vous. - Ne permettez jamais à votre voisin (passager) de porter la main sur votre guidon sous aucun prétexte. - Ayez une trompe qui donne une note grave ; avec une trompe à son aigu, les voituriers, généralement vélophobes, vous prenant pour une bicyclette qui vient derrière eux, ne vous ferait pas place. - Ceux qui vont dans le sens inverse de votre marche, bien qu’il vous aperçoive, ne se dérangent pas toujours. Voici une excellente recette qui m'a toujours réussi : Foncez droit sur eux ; comme ils ignorent généralement l’extrême mobilité de votre voiture et la rapidité avec laquelle vous pouvez obliquer à droite ou à gauche, ils vous fuiront avec empressement et terreur… Ils iraient plutôt sur le tas de pierres ! - Attention aux chevaux peureux, aux chevaux de selle surtout ; arrêtez-vous et mettez le ralentisseur plutôt que de provoquer un accident ; ne vous servez de la trompe qu’à une grande distance de la voiture que vous voulez avertir ; en agissant autrement vous doublez l’effroi du cheval qui entend à la fois le bruit de la machine et le son du cornet.…

L‘automobile à ses débuts est réservée à une élite un peu marginale, les prix d’achat et les coûts d’entretient, en font un objet de luxe. En 1898 les véhicules automobiles ont aussi droit à leur Taxe. En 1899 la vitesse maximum autorisée est de 30km/h et le contrôle des mines est institué. A cette époque le propriétaire de ce type de véhicule est souvent pris pour un excentrique.

1900-1918 L’automobile commence à se développer

En juillet 1899, le maire de Trouville interdit la circulation automobile dans la rue des Bains et sur la route de la Corniche, et en août 1909, celui de Deauville, Désiré Le Hoc, est amené à signer l’arrête municipal suivant : « Article 1 : Les voitures automobiles ne devront pas dépasser la vitesse de 15 kilomètres à l’heure dans l’intérieur de la ville ; Article 2 : Est interdit l’emploi des sirènes et des sifflets comme appareils avertisseurs» (d’après Paul Smith extrait de « La place de l’automobile dans le développement des stations balnéaires »).

Aux sorties de paris en 1900 sur la route de St Cloud en direction de Versailles ou de St Germain, se trouvent quelques auberges ou se retrouvent les passionnés d’autos et de vélos, comme le restaurant du « Père Auto « à Ville-d’Avray, 500 mètres avant la côte de Picardie en direction de Versailles ou encore « La belle cycliste ».

Deauville tricycle course 1901.jpg
Chaque année des courses de toutes sortes sont organisées, c’est bon pour attirer les visiteurs. Début septembre 1901, ce sont les courses du mille et du kilomètre lancé qui ont lieu sur la terrasse de Deauville. Le 5 septembre 1903 a lieu une course de canots automobiles de Paris à Deauville. Le 9 septembre 1903, s’y dispute une course de 500 mètres, départ et arrivée arrêtés, les roues avant et arrière devant s’immobiliser de part et d’autre de la ligne du but. Il faut citer aussi les raids hippique de longue distance, Paris-Trouville en 1899 ou Paris-Deauville le 21 août 1903, les stations balnéaires étaient des destinations militaro-mondaines pour les cavaliers d’endurance.

En avril 1909, Cornuche, patron de Maxim’s, alors très fréquenté par les membres de l’Automobile Club de France, aurait été introduit comme administrateur délégué à la Société des Casinos de Trouville par Alexandre Darracq (constructeur automobile), intéressé à la Société trouvillaise en règlement d’une créance impayée. (d’après Paul Smith extrait de « La place de l’automobile dans le développement des stations balnéaires ».) En 1911 Eugène Letellier propriétaire du « Journal » et maire de Trouville de 1904 à 1910, n’est pas réélu et par dépit décide de s’installer à Deauville. Cela entraîne aussi le départ d’Eugène Cornuche alors Directeur du Casino de Trouville, qui a aussi un différend avec la ville. Il s’en va pour créer avec Désiré Le Hoc, maire de Deauville, un nouveau Casino à Deauville dix fois plus grand et somptueux que le précédent.

L’inauguration a lieu le 11 juillet 1912, devant 1500 invités, le restaurant « des ambassadeurs » n’était même pas encore complètement terminé. L’architecte Théo Petit construit à cette époque l’hôtel Normandy, s’inspirant des maisons à colombages traditionnelles des villes normandes, avec une cour normande plantée de pommiers; il symbolise le renouveau de Deauville. Tout un programme est établi pour cette nouvelle saison : concours de danse, d’élégance, ouverture du théâtre, ballets russes. Toutes les personnalités de l’élégance parisienne sont là. Sous l’égide du nouveau maire Cornuche, élu en 1913, l’Hôtel Royal est inauguré. A la même époque, l’hippodrome est restauré, le magasin du Printemps est édifié. En 1913 le peintre Van Dongen et sa famille passent l’été à Deauville, qui deviendra leur villégiature préférée, il y viendra assez régulièrement jusqu’à la fin des années 50.

Disparition des voitures à chevaux

La circulation hippomobile diminue fortement à partir de 1920.

1946-1960 : L’automobile se démocratise

La circulation motorisée représente 50% dans les années 30, 75% dans les années 50 et 98% vers 1965. Dans les années 50, la mobylette et le scooter deviennent à la mode, un bon moyen de partir en vacance pour les jeunes, qui sillonnent les routes, dès qu’ils ont un moment. Au début des années cinquante, Deauville et Trouville sont de plus en plus confrontées à la concurrence redoutable d’une Côte d’Azur plus ensoleillée, qui devient plus accessible en automobile. Heureusement les congés payés et de nouvelles façons de vivre lui ramènent petit à petit un nouveau souffle et elle garde un prestige international. Beaucoup de garage continuent à se développer à Deauville, de nombreux automobilistes de passage profi tent de leur séjour, pour y faire entretenir leur voiture. La fréquentation des routes nationales a sextuplé entre 1913 et 1965, les problèmes de circulations apparaissent à certains moments, départs en congés, retours de week end,.. Les premiers gros embouteillages. Le trafic triple entre 1934 et 1950 et double encore entre 1950 et 1955. Le nombre des accidents mortels triple entre 1945 et 1953. L’autoroute va commencer à se dévellopper, au début des années 60 et va transformer les habitudes avec ses stations et ses restaurants, en détournant les usagers des anciennes routes nationales, nous l’évoquerons dans le prochain numéro.

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