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N75

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N75ROADBOOK de la N75

Pages N75 initiées par Marc Verney http://www.surma-route.net

La Route Nationale 75 reliait TOURNUS à SISTERON.

Cette partie de l'itinéraire empreinte l'ancienne et l'actuelle N75.

La route nationale 75 a été pendant quelques temps une alternative à la route nationale 7, pour ce rendre sur la riviera, sous le nom de route de Paris à Antibes, cet itinéraire empreintait la route nationale 6 de Paris à Tournus ensuite la route nationale 75, par Grenobles, jusqu'à Château-Arnoux, puis un petit morceau de la route nationale 96 et pour terminer la route nationale 85, jusqu'à Antibes.

RN75 : la "grimpée" des Alpes

La N75, c'était, dans les années soixante, la route des Parisiens se précipitant dès les premières neiges à l'assaut des stations de ski des Alpes. La route nationale 75 historique reliait Tournus en Saône-et-Loire à Sisteron (Alpes de Haute-Provence). Un pied dans le nord, un pied dans le sud, la route passe au raz du Jura, s'ouvre sur les paysages du Bugey avant de traverser Grenoble et de grimper lentement jusqu'au col de la Croix-Haute, sommet du parcours à 1179 m. Puis le bitume redescend joliment vers Sisteron au son des premières cigales; nous aurons roulé un peu plus de 300 km sur cette "autre route blanche" (aux côtés de la RN5 Paris-Genève) au rythme de l'Atlas Michelin des routes de France Première partie: Tournus-Les Abrets..

Vous retrouverez tous ces témoignages du passé de cette route dans ce Roadbook, en parcourant les villes et avec les infos accessibles depuis le MENU

PLANModifier

Plan intéractif de l'itinéraire (cliquez sur les icônes ou utilisez la touche + (agrandissement)) :

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Sur ma Route 

Magazine Route Nostalgie N75 sur Wikisara 
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    Magazine Route Nostalgie         Historique de la RN75 sur WikiSara


ITINERAIREModifier

TOURNUS - D975 - CUISERY - D975 - ROMENALY - D975 - SAINT-TRIVIER - D975 - MONTREVEL - D975 - BOURG-EN-BRESSE - N75 - PONT-D'AIN - N75 - AMBERIEU-EN-BUGEY - N75 - SAINT-DENIS - N75 - MONTALIEU-VERCIEU - N75 - LANCIN - N75 - MORESTEL - N75 - LES-ABRETS - N75 - VOIRON - N75 - VOREPPE - N75 - SAINT-EGREVE - N75 - GRENOBLE - N75 - VARCES - N75 - VIF - N75 - MONESTIER-DE-CLERMONT - N75 - ASPRES - N75 - ASPREMONT - N75 - SERRES - N75 - EYGUIANS - N75 - LARAGNES-MONTEGLIN - N75 - SISTERON

PARTIES INTERESSANTESModifier

La ville de Tournus, halte mémorable sur la route du Sud est le point de départ de notre promenade sur l'ancienne nationale 75. D'après l'Histoire de la ville et du canton de Tournus, le lieu a, de tous temps, été un important carrefour commercial.

On suit maintenant la direction de Cuisery. Avant de pouvoir entrer dans le bourg, on aura auparavant traversé le petit village de Lacrost non loin duquel se trouvait un phare de balisage aérien dans les années cinquante. Après avoir admiré à Cuisery une belle église du XVIe siècle, on contourne la butte sur laquelle sont bâties les maisons puis l'on traverse la Seille, très jolie rivière jurassienne qui prend sa naissance non loin de Château-Châlon, un des plus beaux villages du Revermont. On laisse aussi partir sur la gauche l'ancienne N471 qui relie Tournus à Pontarlier (c'était aussi, à l'époque romaine une importante voie de commerce. Il faut se rappeler qu'à l'époque la traversée du Jura s'effectait par Jougne).

Sur la route de Bourg (aujourd'hui D975) qui file tout droit au travers de la plaine bressane, le parcours est "monotone mais offrant par temps clair de belles vues sur le Jura", nous dit le Guide Bleu de la France Automobile de 1954. Les petits bourgs sans histoires s'égrènent le long de la chaussée: Saint-Trivier-de-Courtes, Saint-Julien-sur-Reyssouze, Montrevel,... Saint Trivier fut un saint local, ermite de la Dombes, cette région en arc-de-cercle autour de Bourg-en-Bresse correspond en fait au front de l'ancien glacier du Rhône. On ne s'étonnera pas d'y trouver des milliers d'étangs, souvent artificiels, car les lieux ont été peuplés et assainis au milieu du XIXe siècle.

Bourg (on rajoutera la mention "en-Bresse" en 1955) est atteinte après un peu plus de 80 km de route. On y croise la route Lyon-Strasbourg, l'ancienne N83. Un boulevard urbain ceinture le centre de Bourg depuis les années 70. Il n'est donc pas difficile d'y retrouver la route du sud allant vers Pont d'Ain, située à une vingtaine de kilomètres en ligne droite.

A Pont d'Ain, la N75 historique croise la route de Lyon à Genève (ancienne N84). On quitte ici la Bresse pour entrer dans la région du Bugey, vers Ambérieu-en-Bugey, où la N75 historique laisse partir à gauche, l'ancienne N504 en direction d'Aix-les-Bains au travers de l'impressionnante cluse de l'Albarine, coupant, nous dit le Guide Bleu de la France Automobile, "l'extrémité sud du Jura".

A six kilomètres au sud, voilà le charmant bourg de Lagnieu, détourné depuis 1993. Au fil des rues étroites, autour de la place, cernée de platanes, on sent très nettement poindre l'influence du Sud... Curiosité: en 1959, la RN75 suivait la rive droite du Rhône puis traversait le fleuve à la hauteur du village de Sault. Un tracé abandonné depuis les années 70; la route de Grenoble s'est emparé du bitume de la départementale 65 pour traverser le Rhône quelques kilomètres au sud de Lagnieu et obliquer en direction de Vertrieu (D65G) et remonter la rive gauche du fleuve (D65D) vers Montalieu.

Nous voici, à trente kilomètres environ à l'est de Lyon au "pays des Couleurs", un plateau calcaire en forme de triangle, bordé par le Rhône et traversé en quasi ligne droite par la N75 historique jusqu'à Lancin et Arandon. Là, dans l'un des rares virages un peu secs, se trouve L'escale 75, un restaurant de routiers qui a dû avoir "un jour" son heure de gloire...

Morestel, à quatre kilomètres au sud, s'autoproclame "Cité des peintres". La route, ici, ne passe heureusement plus dans le petit centre enroulé sur sa butte autour de l'église et du donjon carré, mais au pied des murs sur le chemin de "sous la ville" depuis 1835. On ne peut passer dans la région sans signaler le village de Brangues (8 km à l'est), doublement marqué par Stendhal, qui y trouva l'inspiration pour son fameux roman Le Rouge et le Noir et par Paul Claudel qui y habita les dernières années de son existence (le diplomate-écrivain s'y installa le 14 juillet 1927).

Quelques kilomètres avant Les Abrets, terme de notre première étape, la commune de Veyrins-Thuellin porte la marque de la loi Marcellin sur les fusions de communes. Le 1er janvier 1973, Thuellin (309 habitants) et Veyrins (932 habitants) ne font plus qu'un... Mais aujourd'hui encore, peut-on lire dans Le Nord-Isère en dates et en cartes, le 14 juillet est toujours célébré dans chaque village... Au bout d'une forte decsente, voilà enfin Les Abrets, terme de cette première étape. La N75 historique y croise l'ancienne RN6 qu'elle avait "quitté" à Tournus et la RN92 (D592) de Genève à Valence par Seyssel.

Nous voilà aux portes des Alpes. Sous nos yeux, la R.N.75 historique se lance à l'assaut des contreforts alpins... Après le carrefour des Abrets, la chaussée file en direction de Grenoble non sans avoir longé le lac de Paladru et traversé Voiron, la ville imprégnée par la Chartreuse... Après Grenoble et le col de la Croix-Haute, notre promenade s'achèvera à Sisteron, ville au goût de lavande, parfumée par les prémisses de la Provence.

A la sortie des Abrets, la route prend la direction de Voiron. Voilà un apaisant paysage de collines que la route coupe parfois au plus droit, au prix souvent de fortes montées, comme à la Bâtie-Divisin. A droite de la route, se cache un petit joyau d'origine glaciaire long de 5 km, le lac de Paladru. Après avoir laissé derrière nous le Banchet (près de 700 m d'altitude), la R.N.75 historique, dépasse Chirens et entame son approche de Voiron. "La vue, nous dit le Guide Bleu de la France automobile de 1954, est belle sur l'extrémité nord du massif du Vercors".


Ici, en 2011, c'est un peu compliqué de suivre le trajet initial de la route. Ronds-points et centres commerciaux ont, comme toujours fortement bouleversé l'organisation de la zone périurbaine. La forte descente de l'ancienne nationale, désormais en sens unique (direction Bourg) doit être contournée en suivant les indications "centre ville". Aujourd'hui, la traversée de la petite cité se fait par l'avenue du 8 Mai 1945, l'avenue de Verdun, l'avenue Jules-Ravat où l'on voit, juste en face, l'église Saint-Bruno, du XIXe siècle. Puis, après avoir contourné le quartier de la gare au prix de deux passages sous les voies ferrées, on emprunte le boulevard Edouard-Kofler.

La nationale 75 historique prend maintenant la direction de Grenoble.

Entre Voiron et La Buisse, le regard s'attarde sur deux massifs vertigineux qui comblent le regard: en face, la Chartreuse et à droite, le Vercors. On entre dans la cluse de Voreppe. Le trafic en direction et en provenance de Grenoble s'intensifie car c'est ici que se rejoignent les routes de Bourg, de Lyon et de Valence. Dans Le Département de l'Isère sous la IIIe République (1870-1940), on signale que l'on a pu compter en ces lieux pas moins de "dès avant 1940, 5000 véhicules (...) en 24 h"! "Un vrai vestibule pour la ville de Grenoble", lit-on encore dans l'ouvrage.

Soulagée par la moderne autoroute A48, l'ancienne nationale suit de prestigieuses et très anciennes routes transalpines. Connus depuis des temps immémoriaux, deux itinéraires se croisent ici: l'accès au Montgenèvre, le plus bas des cols routiers de la région (1850 m) et le "sillon" alpin, entre Sallanches et Gap. Pour l'heure, la R.N.75 historique arrive en banlieue grenobloise après avoir traversé Fontanil-Cornillon, Saint-Egrève et SAINT-MARTIN-LE-VINOUX|Saint-Martin-le-Vinoux]].

Dès lors, après avoir contemplé avec nostalgie les quelques anciennes bornes routières de pierre gravée de la N75 qui subsistent encore en 2011 dans les parages, on peut s'approcher du centre de Grenoble par un tout petit bout d'autoroute. C'est une bretelle construite à l'occasion des Jeux olympiques de 1968 et qui emmène l'automobiliste directement sur la place Dubedout après avoir franchi l'Isère sur le pont de la Porte-de-France. Auparavant, la nationale 75 suivait la route de Lyon peu avant le franchissement de l'Isère.

En face de nous s'ouvre désormais l'ample cours Jean-Jaurès, créé au XVIIIe siècle sous le nom de cours Saint-André, et qui coupe l'agglomération de part en part sur huit kilomètres en suivant la direction de Sisteron jusqu'à Pont-de-Claix. La région, on l'a vu plus haut, est un carrefour routier d'importance.

Le cours Saint-André nous emmène à Pont-de-Claix, où la route nationale 75 historique se sépare de la N85, la "route Napoléon", qui, quelques kilomètres plus loin va entamer, à Vizille, la célèbre et difficile rampe de Laffrey (construite en 1771 afin d'apporter à Grenoble l'anthracite de La Mure). On franchit maintenant le Drac en longeant un pont ancien d'une élégante portée de 46 m, bâti entre 1608 et 1611 à la demande de maraîchers locaux voulant vendre leurs produits à Grenoble. Ca tombe bien, l'ouvrage fait désormais partie des "Sept Merveilles du Dauphiné"!!

Après Vif, nous abordons la montée en direction du Col de la Croix-Haute. Le voyageur est charmé par les paysages traversés. Dès le col du Fau, l'oeil s'émerveille devant toutes les chaînes de montagnes qui entourent le plateau du Trièves. Mais surtout, voilà, à droite de la route, le Mont-Aiguille, "extraordinaire récif calcaire", nous dit le Guide Bleu de la France automobile 1954 qui culmine à 2086 m et dont l'ascension fut réussie pour la première fois en 1492.

Aussitôt le col de la Croix-Haute (1179 m) franchi, nous voici dans le département de la Drôme. L'itinéraire, qui redescend désormais en pente douce vers Aspres-sur-Buëch, fera partie de la route d'hiver des Alpes qui sera créée en 1923 par le Touring Club de France. Cette voie, éminement touristique, carrossable en toutes saisons et sillonnée par plusieurs lignes d'autobus, reliait Aix-les-Baix à Nice en passant par Grenoble et Sisteron.

Une fin compliquée

Passé le col, nous dit le Guide Bleu 1954, "la nature commence à prendre un aspect méridional". Après Lus-la-Croix-Haute, la chaussée emprunte désormais la vallée du Buëch, un torrent qui naît dans le vallon de la Jarjatte, jusqu'à Sisteron. La route, environnée en 1954 de champs de lavande "gagnés sur la pierraille environnante", entre rapidement dans le département des Hautes-Alpes. On arrive facilement à Aspres-sur-Buëch, localité où l'on rejoint la route de Die (ancienne N93). Cette localité est, au début du XIXe siècle la conclusion de la route 75. Après, la réalisation, autour de 1842 d'une nouvelle chaussée plus directe par Aspremont a sans doute repoussé la fin de la route 75 en amont de Serres, au lieu-dit Pont-la-Barque. Encore plus loin, sur les cartes, jusqu'à la première moitié du XXe siècle, c'est pourtant la nationale 93 qui relie Serres à la RN85, peu avant Sisteron.

Cependant, en retournant à notre Atlas Michelin 1959 des routes de France, base de notre travail, nous devons constater que la RN75 se poursuit au-delà de Serres jusqu'aux portes de Sisteron. Il faut, pour continuer le voyage, passer Laragne, où l'on trouvait jadis une ancienne auberge d'étape dont l'enseigne était une araignée (Aragne en provençal). Dès lors, nous dit le Guide Bleu 1954, "la route s'écarte un peu du Buëch dont la sépare un rang de collines et vient longer la Durance". Les retrouvailles avec la "route Napoléon" se font dans le département des Alpes de Haute-Provence (anciennes Basses-Alpes), près de 5 km au nord de Sisteron, terminus de notre promenade.

HISTOIREModifier

Le Dauphiné est acheté par la France le 30 mars 1349 au Traité de Romans.

Au milieu du XVIIIe siècle sévit Louis MANDRIN qui vivait de la contrebande. Il dirigea jusqu'à 300 hommes et fut roué vif à Valence en 1755.

1923 création de la Route des Alpes d'hiver voir aussi Col de la Croix-Haute.

A SAVOIRModifier

L'automobile en Dauphiné

Le Dauphiné autour de Grenoble, a développé, au début du XXeme siècle un bon savoir faire dans la construction de véhicules. Il a existé dans cette région, 9 constructeurs de motos et 38 constructeurs ou assembleurs de voitures, comme par exemple Dietrich à Bourgoin Magnat-Debon et Liberia à la Tronche, ...

NEWS de la N75Modifier

AUTRES INFOSModifier

SUR MA ROUTE la N75 http://www.surma-route.net/nationale75/N75_1.html

Historique de la RN75 sur WikiSara

LITERATUREModifier

Henri FERRAND écrivain, cartographe et photographe, auteur de nombreux livres, sur la route des Alpes, est décédé en 1926. Il avait beaucoup contribué à la notoriété de ces routes et au développement du tourisme dans le Dauphiné et les Alpes.

BIBLIOGRAPHIEModifier

Bibliographie

MENUModifier

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