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Paris la voie d'Orléans, Veme et XIVeme arondissement

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HISTOIREModifier

Le parcours de la N20 dans Paris suit des chemins millénaires. Bien qu'officiellement, les routes nationales n'étaient pas classées intra-muros, il est facile de suivre le cheminement de ces différentes routes dans la capitale.

A ce titre, ce qui constituera la N 20 mérite un traitement particulier, tant son importance historique est grande, que ce soit pour Paris ou pour le royaume de France naissant des premiers Capétiens. Au vu de son importance, elle pourrait même être considérée comme le rameau initial de toutes les routes de France


Ile de la Cité Modifier

En considérant le point 0 de toutes les routes de France, la N 20 débute au niveau du parvis de Notre-Dame. Un parvis qui a notablement changé depuis l'époque médiévale, et qui existe dans sa configuration actuelle depuis que les travaux Haussmanniens ont bouleversé l'urbanisme de l'ile.

Cité-turgot

L'image extraite du plan de Turgot (1739) donnant ainsi une représentation de l'Ile médiévale

Ce qui sera la N 20 passant par les rues Saint Christophe et Marché-Palu, longeant l'ancien Hôtel-Dieu, avant de s'engager sur le Petit Pont. Les travaux décidés par Haussmann et soutenus par Napoléon III vont faire disparaitre cette configuration. On rasa toute la partie comprise entre le palais de Justice et la cathédrale Notre-Dame : des centaines de maisons et de nombreuses petites églises disparurent. La rue de la Cité, agrandie et rectifiée, absorba les vieilles rues du Marché-Palu, de la Juiverie et de la Vieille-Lanterne. Le parvis de Notre-Dame fut agrandi de six fois la surface qu’il occupait au Moyen Âge, par la démolition de l’ancien Hôtel-Dieu, tandis que le nouvel hôpital fut reconstruit entre 1868 et 1875 sur le côté nord du parvis. Ces choix esthétiques sont encore décriées aujourd'hui, seules un pavement plus clair sur le parvis rappellent un Paris disparu.

Petit Pont et Petit Châtelet Modifier

Déjà sous les romains, un pont fut déjà construit pour franchir le petit bras du fleuve. Son intérêt défensif devint évident lorsqu'il fallu protéger les parisiens réfugiés dans l'Ile de la Cité, à la suite des nombreuses invasions qu'eut à subir la capitale. C'est de cette époque que s'amorce l'édification du premier petit Châtelet. Forcément fragile, le petit pont subira plusieurs constructions et destructions au cours du Moyen-age. Jusqu'en 1378, date de construction du pont Saint-Michel, il est le seul pont permettant d'accéder à la Cité depuis le sud.

Le pont sera encore reconstruit ou rétabli au cours du temps. Le Petit-Pont et toutes les maisons qui y étaient construites furent totalement détruites par un incendie en 1718. Il fut remplacé par une autre réplique de pierre à trois arches cintrées. Fait important, la construction d'habitations était interdite, contrairement aux usages : c'est le pont visible sur l'image ci-dessus.

Mais la navigation se renforçant sur le petit bras de la Seine, les deux piles de l'ancien pont devinrent un obstacle insurmontable à la navigation. En conséquence, le remplacement de ce pont par une arche unique fut décidé en 1851, et devint effectif à la fin 1853. C'est le pont encore en place aujourd'hui. Entre-temps, le Petit Châtelet avait disparu...

Ce Petit Châtelet devait ainsi protéger l’accès au Petit-Pont. D'abord en bois, il fut construit dans sa forme la plus connue en 1369 sous Charles V, et domina la Seine pendant 4 siècles. Véritable forteresse que la route traversait "par un passage obscur", elle permettant un contrôle facilité des voyageurs et des marchandises. Le Petit Châtelet fut démoli en 1782 et l’espace dégagé devint la place du Petit-Pont.

La rue St Jacques Modifier

Bien avant l’apparition de Lutèce, l'actuelle rue Saint-Jacques était un chemin très fréquentée par les voyageurs qui se rendaient du nord au sud de la Gaule. Sans surprise, quand le Lutèce romain s’étendra sur la rive Gauche, c'est tout naturellement que ce chemin deviendra le Cardo Maximus de la nouvelle cité. Elle sera une voie romaine importante, solidement pavée avec de grosses dalles de Pierre. Thermes et forum seront construits le long de cette route.

A la chute de l'Empire, la route subsistera comme voie d'accès à Paris, et quand la ville s'étendra de nouveau rive gauche, c'est tout naturellement le long de cette voie que se fera les opérations d'urbanisme. L'université de Paris s'installera dans ce secteur et donnera une grande importance au quartier. Ce quartier latin, qu'il fallait protéger, sera clos par l'enceinte de Philippe Auguste, tout au long des rues, se construiront divers hôtels et collèges. Une porte solide, la Porte Saint Jacques fermait les accès à ce Paris médiévale

Portestjacques

Porte St Jacques (Plan Quesnel 1609)

. Elle se situait au croisement actuel de la rue Soufflot avec la rue St Jacques.

Bien que rue importante du vieux Paris, son étroitesse ne devait pas faire de doute, comme peut encore en témoigner le resserrement visible au niveau des numéros 206 à 216

Le Faubourg St Jacques Modifier

Au delà de la porte St Jacques, s’étend le Faubourg St Jacques. Au XVII siècle, il n’était qu’une longue suite de couvents et d’établissements religieux (Visitandines, Ursulines, Feuillantines, etc...), dont l'abbaye du Val de Grâce, qui deviendra l’hôpital militaire du même nom à la Révolution

L’abbé Denis Cochin y fera l’acquisition de trois maisons et fondera un hospice à l’usage des ouvriers carriers accidentés lors des travaux exécutés dans les immenses carrières souterraines du faubourg. L’hospice « Saint -Jacques-du-Haut-Pas» sera inauguré en 1782. Cet hospice deviendra plus tard, l’hôpital « COCHIN ».

Enfin, avant l’annexion de 1860, il fallait franchir la barrière Saint-Jacques pour se rendre au Petit Montrouge. Cette route était appelée au Moyen-Âge «Voie de Saint-Jacques» plus tard elle sera désignée sous le nom de «Chemin de Bourg-la-Reine», «Ancien chemin de Sceaux» et encore «Vieille route d’Orléans». La barrière fut édifié au moment de la construction du mur des fermiers généraux. Signe de la désuétude du chemin, elle sera bien moins importante que sa voisine : la barrière d'Enfer.

Barrière saint jacques

La barrière St Jacques (Source BNF

La tombe Issoire Modifier

Au delà de la Barrière, la rue de la Tombe Issoire va continuer l'axe historique. Cette voie acheminait depuis les carrières du Grand-Montrouge, de Bagneux, d’Arcueil et de Châtillon, les pierres pour construire Paris. En sous sol se trouvaient , les immenses souterrains des anciennes carrières qui sont devenues les «CATACOMBES». Paris s’urbanisant, les maîtres carriers du faubourg Saint-Jacques s'expatrient au-delà de Paris, principalement vers le sud. L'actuel l4ème arrondissement naît en 1860 de l'annexion par Paris des territoires des communes comprises entre l'enceinte des Fermiers Généraux et les fortifications de Thiers (zone actuelle entres les boulevards des Maréchaux et le Périphérique). A partir de La fin du XIXème siècle va s’opérer une lente urbanisation.

Un chemin en désuétude Modifier

Malgré son importance historique et culturel, le chemin St Jacques ne connaitra pas la renommé des autres faubourgs parisiens. Entre couvents, collèges et carrières d'extractions, la circulation ne devait pas être facilitée le long de cet axe, et très rapidement, c'est faubourg St Michel qui prendra de l'importance pour amener la circulation au centre de Paris. Que ce soit par la Porte d'Orléans ou la Barrière d'Enfer, c'est un grand axe qui se fait jour, dont le dernier avatar sera le Boulevard St Michel, percé sous Haussmann.

Le Chemin St Jacques restera dans l'ombre : c'est même devant la barrière Saint Jacques que se dérouleront les exécutions capitales parisiennes entre 1832 et 1852. un choix qui s'expliquait par la volonté du législateur de ne plus donner une trop grande publicité aux exécutions publiques. Quand l'enceinte de Thiers sera construite, le chemin sera coupé et disparaitra sous les terrassements, preuve du peu d'importance de l'antique chemin d'Orléans.

BIBLIOGRAPHIEModifier

HISTORIQUE DU FAUBOURG SAINT–JACQUES http://www.seadacc.com/histoire.html

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